Surnommée « la reine des Pyrénées », tout à la fois station thermale et… de ski (Luchon-Superbagnères), pouvant se targuer d’un remarquable patrimoine naturel remarquable et d’un riche patrimoine architectural, appelée « la ville aux cents hôtels » à la Belle Époque, lieu de villégiature de la famille Rostand dès 1870, quelque 2 000 habitants à l’année, véritable terre de sport, la commune du pays de Comminges, Bagnères-de-Luchon, également nommée Luchon par métonymie, a vu la réouverture de la ligne de train avec Montréjeau en juin 2025 après une interruption de onze années.

UN DÉCOR DE RÊVE
Du côté sportif, on s’inscrit en revanche dans la continuité avec notamment le football qui fonctionne en partenariat sous l’intitulé Union Sportive Bagnères-Luchon Sports Cierp-Gaud-Marignac et des installations ayant accueilli plusieurs clubs professionnels venus en stage, le rugby qui évolue en union sous l’appellation Stade Saint-Gaudinois Luchonnais XV, le VTT, le planeur, le golf sur un 9 trous, alerte centenaire, l’équitation, le parapente parmi la trentaine d’associations recensées… et, sans aucun doute l’un des fers de lance, le Tennis Club Luchon. Niché à quelques encâblures des thermes, au bout de l’allée des Bains en se rendant chez les voisins adeptes de la petite balle blanche, le club offre un décor de carte postale avec le Port de Vénasque (col des Pyrénées sur la frontière franco-espagnole, entre la vallée de la Pique et celle de l’Esera) en toile de fond.
PLUS DE 160 LICENCIÉS

Créé dans les années 1960 sous forme de régie (avec le golf) avec des installations gérées par la municipalité, ensuite privé, le club municipal compte aujourd’hui 9 courts : 5 en terre-battue dont 2 éclairés et 1 couvert, 4 en béton poreux dont 2 éclairés, sur un site, le complexe de la Réserve de la Pique, où vient s’intercaler un mini-golf de 18 trous redoutable. Par le passé, on recensait trois courts supplémentaires qui se sont « conjugués » au fronton pour la pelote basque. Des installations au-dessus de la moyenne pour une commune de cette dimension au niveau population mais bien en rapport avec les ambitions de l’équipe dirigeante. L’hiver dernier, celle-ci a dû composer avec un coup dur, la bulle a cédé, la mairie a financé son remplacement pour le plus grand bonheur des adhérents du TCL. Ceux-ci sont 163 (97 adultes, 66 jeunes, 116 hommes, 47 femmes), des chiffres – assez stables – des plus respectables dans le contexte géographique délicat d’une commune basée en fond de vallée qui ne peut pas lutter avec les grosses écuries du comité départemental de Haute-Garonne.
UN PROJET DIGNE DE CE NOM

Une école de tennis menée par André Poeys et Benjamin Verdier, les deux brevetés d’Etat, des stages organisés au cours de chacune des vacances scolaires, un Open (cf par ailleurs) solidement installé durant la seconde quinzaine de juillet, le TC Luchon, assurément l’un des clubs de référence du Comminges, essaye d’assurer une animation permanente 12 mois sur 12 et, dans cette idée, a l’ambition de grandir encore. « Une ébauche de projet porté par la commune dans le cadre de la rénovation du complexe avec une nouvelle piscine en 2029, comporte la couverture de 2 terrains après la revente de la bulle. Ça permettrait de pouvoir s’appuyer sur 8 terrains pratiquables dont 6 en terre-battue et 4 extérieurs éclairés. Le nouveau maire, Sébastien Denard y est favorable » expliquent de concert Jean-Philippe Roques, le président en place depuis 2016, et un autre pilier du club, Lydia Poeys, la secrétaire générale, suiveurs attentifs d’un dossier qu’ils appuient bien évidemment. Le duo mise sur un délai de 4 ans pour que leurs rêves deviennent une réalité, un club-house avec vestiaires-douches… étant prévus, bien évidemment dans les installations espérées. Ils les conforteraient dans l’idée, d’accueillir un tournoi ITF (féminin/masculin ?) avant même la concrétisation dudit projet global, dans les deux ans à venir, l’une des priorités avec le développement de l’école de tennis (70 minots) et la mise en place d’une « section tennis » en partenariat avec le collège Jean-Monnet.
PRÈS DE 200 MATCHES À l’OPEN

Doté d’une belle réputation en Haute-Garonne, le TCL a vécu une énième édition de son tournoi Open lors de la seconde quinzaine de juillet. Et Lydia Poeys (membre du CD 31), la juge-arbitre maison, assistée de André, son mari, n’a pas eu loisir à s’ennuyer avec 197 inscrits et… 199 matches à gérer entre le simple messieurs, le simple dames, les simples messieurs + de 35 ans et plus de 60 ans, le simple dames + de 35 ans, des catégories jeunes 11-12, 13-14, 15-18 garçons ainsi qu’un tournoi Galaxie homologué. Les matches se sont enchaînés sur les trois courts en terre-battue jusque très tard le soir (avec un exil furtif, la veille des finales chez le club ami du TC Saint-Gaudens), et si les lauréats des tableaux majeurs n’avaient pas la talent de l’Espagnol José Higueras (ex. 6e mondial en 1983, année du succès de Yannick Noah à Roland-Garros) venu en son temps disputer le tournoi, on a eu du spectacle. Et notablement le jour des finales honorées par la présence de Laurent Darcos (président du CD31). Chez les dames, c’est une joueuse du crû, Claire Poeys (+ 15) qui, plus agressive, l’a emporté pour la deuxième fois (2023 et finaliste en 2024) en prenant sa revanche de la demi-finale de l’an passé face à Élisa Ducos du TC Grenoble (finaliste 2025). Une belle satisfaction pour celle qui a également connu l’accession de Régionale 1B à Régionale 1A avec l’équipe fanion féminine.

Arbitrée par Jessica Olmeda, déjà sur la chaise pour ces demoiselles, la finale messieurs entre deux « quadras » avait une saveur particulière car elle opposait pour la 4e fois (trois d’affilée) Sébastien Couberes (3/6, TC Saint-Gaudens, 41 ans) titré à quatre reprises à Luchon, à l’Andorran Jean-Baptiste Poux (+ 4/6, TC Albi, 45 ans), 14 fois lauréat à Luchon (!!) face auquel il menait 2-1 dans les face à face, tous joués dans ce même cadre. Entre deux anciens négatifs (- 30 pour Couberes, – 4/6 pour Poux qui a joué la Coupe Davis pour Andorre), il y a une bonne combinaison des styles de jeu, du respect de part et d’autre, de la complicité et le large public à nouveau présent pour cet ultime rendez-vous de la quinzaine, a savouré ces retrouvailles, avant de retrouver, avec émotion, François Lafforgue, son ancien professeur. Comme de coutume, la remise des récompenses, a été animée, au nom de la famille, par Guy Grosbois (père de Lydia P.). « Cerise sur le gâteau » de cette saison estivale, ce tournoi de doubles amical (non homologué) à venir du jeudi 13 au dimanche 16 août (cf affiche ci-dessous), nouvelle preuve de la vitalité de ce TC Luchon qui peut envisager un avenir prometteur.
LE PALMARÈS

Simple messieurs.- Sébastien Couberes (3/6, TC Saint-Gaudens) bat Jean-Baptiste Poux (+ 4/6, TC Albi) 6-4 1-6 6-3.
Simple dames.- Claire Poeys (+ 15, TC Luchon) bat Élisa Ducos (+ 15, TC Grenoble) 6-3 6-2.
Simple messieurs + de 35 ans.- Micka Mur (15/5, TC Sarrancolin) bat Clément Castex (30/1, TC Luchon) 6-4 4-6 6-2.
Simple messieurs + de 60 ans.- Jacques Héride (30/3, TC Luchon) bat Stéphane Cuvillier (30, Padel Saint-Georges d’Orques) 2-6 7-5 10-8.
Consolante messieurs.- Éric Van Hullebusch (30/1, TC Tigery) bat Jean-Philippe Roques (30/3, TC Luchon) 7-6 3-0 (ab.)
Simple dames + de 35 ans.- Sephora Weissmuller (30/2, TC Quint) bat Marielle Couberes (30/2, TC Saint-Gaudens) 7-5 6-1.
Simple 11-12 ans garçons : Alex Barthe (30/4, TC Luchon) bat Tom Rota (30/4, TC Bois-Colombes) 6-1 6-0.
Simple 13-14 ans garçons : Matheo Auger (15/4, TC Albi) bat Germain Delpech (30/1, Villeneuve de la Raho) 6-2 6-4.
Simple 15-18 ans : Lenny Dreuil (30, TC Luchon) bat Léon Besancenot (15/5, TC Saint-Gaudens) 6-2 6-2.






























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