
Depuis quelques saisons, la Métropole montpelliéraine a eu un petit peu moins de réceptions à organiser à l’Opéra Comédie, parce qu’il y a des cycles dans chaque club, que la concurrence s’intensifie aussi et que les titres, malheureusement (!!) ne sont pas réservés à Montpellier. Sur les quatre dernières saisons, on recense une Coupe de France et une finale de Ligue Européenne (2025), une finale de Coupe de France (2023) et enfin un Trophée des Champions (2026) pour le MHB, un Trophée des Champions (2022) pour le BLMA, le titre de champion du Top 14 pour le MHR (2022) et en espérant ne pas en avoir oublié en route, c’est « fermez le ban ». Le mieux loti en fin de compte est donc le Montpellier HSC Volley-Ball qui, quatre ans après son premier sacre avec cette appellation, en 2022, mettant ainsi un terme à 46 ans de disette (le dernier et 7e de la liste remontait à 1975), a doublé la mise vendredi soir dernier dans un Palais des Sports Jacques Chaban-Delmas de Castelnau-le-Lez énamouré pour les troupes de Loïc Le Marrec.

S’offrant ainsi un joli coup de projecteur mérité quand il était le club emblématique de la préfecture héraultaise à une autre époque… L’occasion de rappeler que, finaliste en 1943, le MUC (l’origine du club) a été champion de France une première fois en 1947, enchaînant en 1949, 1950, 1951, avant une décennie au sommet (champion en 1972, 1973, 1975, finaliste en 1969, 1970, 1971, 1976, 1977, 1979)… Créé en 1941 par des adeptes du volley sur la plage, le club a moult fois changé d’identité, Montpellier Université Club (MUC jusqu’en 2011) associé à vie au nom de la famille Blain, Jean, président emblématique et Philippe joueur plus entraîneur, Montpellier Volley Université Club (MVUC jusqu’en 2012), Montpellier Agglomération Volley Université Club (MAVUC de 2012 à 2020), Montpellier Castelnau Volley Université Club (MCVUC de 2020 à 2021). C’est à ce moment là que le groupe Nicollin sous la coupe d’Olivier Nicollin (PDG du groupe) a repris le MCVUC en devenant son actionnaire majoritaire pour aboutir au Montpellier Hérault Sport Club Volley-ball avec la belle réussite que l’on sait, en à peine cinq ans. Changements d’identité, de sites aussi, du lycée Joffre au Palais des sports feu René-Bougnol puis au Palais des sports Pierre de Coubertin avant l’arrivée progressive au Palais des sports Jacques Chaban-Delmas de Castelnau-le-Lez au milieu des années 2010. Là même où cinq anciens champions de France, Michel Guy, Jean-François Tarbouriech, Francis Lieutard, Julien Lyneel, Thomas Gill et Mathieu Vol, ont été honorés avant le coup d’envoi de la finale retour.

UNE SAISON VRAIMENT TRÈS RICHE
Si le titre de 2022 l’avait été avec Olivier Lecat aux manettes, c’est un ex-joueur du club (2010-2014), Loïc Le Marrec longtemps adjoint, qui en tenait cette saison les rênes. Si l’on excepte un faux-pas immédiat en Coupe de France (élimination au 1er tour 0-3 à Saint-Nazaire alors 13e de MSL), « peut-être un mal pour un bien » nous avait déclaré le technicien montpelliérain le 20 février dernier avant de se rendre à Cannes, le MHSC VB a réussi quasiment la saison parfaite ! « Il n’y a rien de parfait sauf si tu finis 1er de la saison régulière, que tu es champion, tu gagnes la Coupe de France et tu fais le Final Four de la Ligue des Champions… mais on ne pouvait rivaliser là-dessus » analysait à chaud le technicien dans un Chaban-Delmas se vidant doucement du public vendredi.

Le bilan chiffré du capitaine argentin, Ezequiel Palacios, et ses coéquipiers : une 2e place de saison régulière (59 pts) à 6 points du premier, Tours (65 pts) récompensant un exercice à 21 victoires pour 5 défaites en 26 journées. Des play-off absolument parfaits avec un 6/6 aux dépens de l’AS Cannes (9e de saison régulière) en quarts (2-0), l’Arago Sète (5e) en demi-finale (2-0) et enfin Alterna Poitiers SVB (4e) en finale (2-0) en ayant laissé échapper deux malheureux sets en cours de route, « ce qui n’a pas dû être fait en play-off depuis longtemps. Après, Tours (1er) et Tourcoing (3e), c’est vrai, ont été sortis dès les quarts, mais en play-off c’est un nouveau championnat qui démarre. On a connu une période assez compliquée au moment de la Ligue des Champions (battus en 8e par les Espagnols de Las Palmas Guaguas 1-3 3-2 après une phase de poules à 4/6 extraordinaire, NDLR) et dû surmonter pas mal de blessures des uns et des autres. Une fois tout remis en ordre, avec moins de matches, une bonne préparation physique, on a eu une montée en puissance et été en forme à l’instant T », se félicite Loïc Le Marrec.
« Stat » symbolique de ce constat, le MHSC VB a bouclé cet exercice par neuf victoires consécutives, toutes compétitions confondues… après trois défaites consécutives fin mars – début février. Poitiers a été la dernière victimes des Montpelliérains qui ont savouré le titre le soir même en effectuant un tour d’honneur, puis au milieu des supporters en nombre sur le parvis de Chaban-Delmas avec l’appui du DJ, ensuite de façon plus confidentielle staff-joueurs en tombant quelques bières, puis sur le balcon de l’Opéra Comédie dimanche après-midi devant un public peu nombreux. Pas de quoi gâcher le plaisir de l’entraîneur : « Présenter l’équipe championne de France au balcon est une tradition qui perdure et peu importe s’il n’y avait pas beaucoup de monde. On est très content ». Un plaisir prolongé lors d’une cérémonie en mairie de Castelnau-le-Lez ce lundi 11 mai en fin d’après-midi.
EFFECTIF STABLE ET NOUVEL ENTRAÎNEUR

Sportivement achevée, la saison va se poursuivre dans la coulisse tout au long de la semaine mais le MHSC VB d’un Jean-Charles Caylar qui préside aux destinées du club depuis 2011, ne va pas donner dans les grands changements. « Le club a ouvert un poste de directeur sportif. On doit se voir avec le président ces jours-ci et je pense que ça devrait le faire (sourires). Si je m’écarte des choses du terrain, je veux rester là pour continuer à faire grandir le club, et ça me plaît beaucoup de participer à son émancipation. » Pour le suppléer, les candidats ne vont pas manquer on l’imagine d’autant que le MHSC VB a renouvelé son bail avec la CEV Ligue des Champions « qui a été très précieuse au niveau de l’expérience accumulée, notamment à l’heure d’aborder les play-off » complète Loïc Le Marrec. Des noms sont évoqués mais l’identité de l’heureux élu n’a pas encore été dévoilée nous a assuré l’intéressé. Si l’entraîneur va donc changer, et c’est chose de moins en moins fréquente dans le milieu sportif, l’effectif va être très stable avec un seul départ et une seule arrivée. « On va voir selon le calendrier mais on part sur cette base » conclut un Loïc Le Marrec, ô combien satisfait, légitimement, de cette mission parfaitement accomplie.








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