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Lorsque l’on consulte le palmarès de la Coupe du Monde, on y recense que des grands noms de la discipline, avec notamment depuis l’an 2000, 4 titres pour Ma Lin et Fan Zhendong, 3 pour Wang Hao et Ma Long sans oublier Vladimir Samsonov (3, le 1er en 1999) et Timo Boll (2). Côté tricolore, le seul Jean-Philippe Gatien est parvenu à inscrire son nom au palmarès, c’était en 1994 à Taipeh. Sans surprise, la Chine se taille la part du lion avec, sur la même période, 18 titres sur 24 (pas de compétition en 2021, 2022, 2023, remplacée par les WTT Cup Finals dans le cadre de la refonte du calendrier, puis de retour en 2024, à Macao, avec un changement de format); Dernier en date, celui de Wang Chuqin qui a succédé ce dimanche, après deux 3e place, au Brésilien Hugo Calderano au terme d’une finale très de haut-niveau face au Japonais Sora Matsushima (4-3 en 1 h 13), belle conclusion d’une cuvée XXXL dans la Galaxy Arena de Macao. Au coup d’envoi du prestigieux rendez-vous, on déplorait comme absence majeure au sein du Top 10 masculin le… Chinois Lin Shidong (5e mondial), la compétition n’en n’a pas souffert. Le ton avait été donné dès la phase de poules marquée par la belle surprise offerte par le Français Thibault Poret qui sortait Benedikt Duda (12e mondial) 3-2 au match décisif, montant à quatre, avec Jia Nan Yuan (40 ans, 24e mondiale) en féminines, le contingent tricolore en 8e de finale. Cette dernière sera sortie à ce stade là par la jeune Égyptienne Hana Goda (26e, 18 ans) en ayant laissé échapper 4 balles de match dont 3 d’affilée dans le 7e set, perdu 11-13 avec un wagon de regrets…
WANG CHUQIN, PAS SI SIMPLE DU TOUT

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Des regrets, plusieurs des rivaux de Wang Chuqin en ont certainement éprouvé aussi. Sorti sans encombre du groupe 1 (2 victoires 3-0, 33 points laissés en route), le n. 1 mondial (25 ans) a ensuite sacrément galéré. A commencer par son 8e de finale contre Félix Lebrun (6e), peu gâté par le tirage au sort de vigueur lors de l’épreuve. Car derrière sa victoire 4-2 (11-13 11-9 9-11 11-5 11-6 15-13) conclue par une poignée de main chaleureuse empreinte de beaucoup de respect, Wang Chuqin n’a jamais eu de certitudes, 56 minutes durant, lors d’une bataille superbe offrant des points invraisemblables. Un duel d’une intensité rare qui a démontré que Félix était de plus en plus proche du sommet et digne des tous meilleurs joueurs de la planète. « Il faut retenir qu’il a été au niveau des meilleurs » a déclaré l’entraîneur, Nathanaël Molin à L’Equipe, son protégé confiant au même quotidien sportif, avec une belle humilité que « je ne suis effectivement pas passé loin sur ce match mais si l’on regarde nos oppositions, il a une domination assez importante dans l’ensemble. » Des propos traduits par un 0-7 dans les face à face en défaveur d’un « Féfé » rappelant, toujours à L’Equipe, « l’objectif de résultat n’a pas été atteint. » Mené 1-2 par le Montpelliérain, Wang Chuqin a même connu pire en quarts de finale contre Darko Jorgic puisque le Slovène (16e mondial) a mené 3 sets à 1 (4-11 11-9 11-7 11-9) avant que la tendance ne s’inverse, le futur champion remportant les 5e, de peu (12-10), 6e (11-6) et 7e set (11-8). C’est donc finalement en demi-finale que WCQ a été le plus « serein », éliminant le tenant du titre, le Brésilien Hugo Calderano (3e) 4-1 (11-7 11-3 11-7 6-11 12-10). Dans le bas du tableau, Sora Matsushima (8e) a évité les embûches successives (4-1 vs Woojin Jang 9e, 4-0 vs Truls Möregardh 2e), avant de se sortir in-extremis du piège taïwanais Yun-Ju Lin (7e) en demi-finale (4-3 en ayant été mené 1-2). Et la Galaxy Arena de Macao s’offrait donc une finale 100% gaucher sino-japonaise. Allongé au sol après la balle de match, Wang Chuqin, une nouvelle fois au bord du précipice (à 2-3, 9-11 18-16 11-8 11-13 8-11) face à Matsushima (18 ans) aura souffert mille maux avant de gagner sa première ITTF World Cup individuelle. Son homologue féminine, sa compatriote Yingsha Sun (n. 1 mondiale) a, elle, réussi la passe de trois en dominant Manyu Wang (2e) Chinoise elle aussi, 4-1 en finale. Mais la Chinoise, comme le symbole de cette cuvée 2026, est une véritable miraculée, ayant sauvé 2 balles de match en quarts de finale face à Hana Goda avant de s’imposer 4-3 (13-11 11-8 14-16 5-11 10-12 11-3 13-11).
LA FRANCE FORCE 4 EN HUITIÈMES

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Outre le cas Jia Nan Yuan déjà évoqué, les Bleus étaient trois dans le tableau final messieurs. Félix Lebrun (19 ans) en pleine évolution depuis un an et demi sur les plans physique et technico-tactique, a donc cédé en 8e de finale mais l’avenir lui appartient. L’autre battu à ce stade de l’épreuve est un joueur en plein ascendant, Thibault Poret (28e mondial, 21 ans) qui a été la victime de… Alexis Lebrun, malmené pendant les trois premiers sets, pas loin de se retrouver mené 2 sets à 0 du reste (3-11 16-14 13-11) avant de dérouler par la suite (11-4 11-7). Mais l’obstacle suivant, en quarts de finale, était fatal, le Brésilien Hugo Calderano (29 ans), tenant du titre, s’avérant bien trop supérieur ce jour là (11-8 11-7 11-9 11-8 en 30 minutes) et infligeant à l’aîné des Lebrun son sixième échec en autant de duels. Chez les Lebrun, les deux bourreaux sont bien identifiés. Ce mardi 7 avril, à peine de retour dans l’Hérault, le duo était présent à la salle Alain Achille pour un duel déterminant face aux Loups d’Angers afin de préserver les espoirs d’accéder aux play-off pour espérer conserver leur titre. Sur l’envie de… et l’amour de leur club, l’Alliance Nîmes Montpellier TT, la raison l’a emporté et les frérots, préservés, ont été les plus grands supporters de Esteban Dorr, Antoine Hachard et Manav Thakkar, bien mieux que des remplaçants et victorieux 3-1… pour leur plus grand bonheur.

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