Les dernières semaines ont été exaltantes du côté du MHB avec une série formidable d’invincibilité qui s’est achevée en Haute-Garonne, un parcours européen qui entretient le rêve de compléter un palmarès hors-norme, une soirée événementielle superbe au FDI Stadium, le double choc face au Paris SG HB en finale de la Coupe de France puis en championnat en ce copieux mois de mai.. Etat des lieux entre flash-back et perspectives.
LA MAGIE DU CASTING POUR « NEUF DE COEUR »
Le FDI Stadium a accueilli une très grande partie du gratin de l’Europe du handball après, dans un passé plus ou moins récent, moult soirées enchanteresques de basket-ball, volley-ball (notamment le Mondial 1986), tennis (Coupe Davis) pour ne citer que ceux-là… Et après voir joliment fêté les 30 ans du premier titre de champion de France le 28 mars en ces mêmes lieux avec une grande partie de l’équipe historique, le 4e gala organisé par le Fonds de Dotation du MHB a « mixé les plaisirs » pour une très bonne cause, en l’occurrence celle de l’association Neuf de Coeur créée par la légende Jean-Pierre Papin (en 1996). Le concept : un match de futsal, suivi d’une rencontre de handball, le tout conclu par une séance de tirs aux buts joués au pied ou à la main selon un tirage au sort aléatoire. Et pour les quelque 2500 spectateurs présents ce soir là, un joli parterre de sportifs en dépit des inévitables défections de dernière minute, avec un palmarès en cumulé à couper le souffle. Ou, dans le désordre, Jean-Pierre Papin (capitaine), Andrej Golic, Cédric Burdet, Joël Abati, Laurent Puigségur, Mamadou Niang, Vitorino Hilton, Souleymane Diawara, Adrien Di Panda, Steeve Elana (gardien), Romain Ferrier regroupés au sein de l’équipe 1, Michaël Guigou (capitaine), Jérôme Fernandez, Pascal Baills, Damien Kabengele, Franck Junillon, Benoît Cheyrou, Rod Fanni, Joris Marveaux, Geoffrey Krantz, Geoffrey Jourden (gardien), Ghislain Anselmini rassemblés dans l’équipe 2. Alors bien sûr, les jambes étaient un peu plus lourdes que par le passé sur certaines actions, mais le plaisir ressenti, les sourires affichés sur les visages, les moments amicaux de chambrage… ont plu tant sur le terrain que dans les tribunes. Passés les accolades de fin de débats, les photos souvenirs, le passage en zone mixte pour certains, une douche réparatrice, tout ce monde a prolongé ce gala avec une soirée de vente aux enchères avec des lots d’exception, laquelle, ajoutée à la billetterie et à la tombola, a ainsi permis de collecter 90 000 euros au profit de l’association Neuf de Coeur dont l’objectif est d’apporter son soutien aux familles dont un enfant souffre de lésions cérébrales.

MALEDICTIONS : ET MAINTENANT TOULOUSE…
Dans cette Liqui Moly Starligue, le MHB figure sur le podium derrière le Paris SG HB et le HBC Nantes. Pendant des années habitué à l’échec contre les Héraultais, le « H » qui avait mis un terme le 28 mars 2012 à sept défaites de rang face aux joueurs de Patrice Canayer (29-29), avait ensuite stoppé, le 11 novembre 2015, une série de 14 matches sans victoire contre les Héraultais par une victoire sans gloire… sur tapis vert 0-20 (erreur d’inscription sur une feuille de match d’Esteki). Mais la tendance s’est largement inversée puisque l’ultime victoire montpelliéraine remonte à 2019 avec un bilan de 12 défaites – la dernière en date 27-29 le 15 février dernier à la Sud de France Arena – et un match nul en défaveur du MHB. Le PSG HB et ses moyens financiers sans comparaison aucune, est évidemment l’autre bête noire du MHB. En attendant la double confrontation en finale de la Coupe de France (dimanche 18 mai à 17 h à l’Accor Arena) et en championnat (samedi 31 mai à un horaire qui pourrait être avancé compte-tenu de la tenue de Inter – PSG en finale de la Ligue des Champions de football), le MHB a subi la loi des joueurs de la capitale 17 fois au cours des 20 derniers duels depuis la saison 2017-2018, les surprenant deux fois en Coupe de France mais une seule en championnat. Des « statistiques » qui énervent un président Julien Deljarry déplorant que ses troupes « ne parviennent pas à assumer ces rendez-vous sur le plan psychologique » (sic). Et voilà que le Fenix Toulouse est venu s’ajouter au duo des « rivaux maudits ». Dans des proportions bien moindres bien entendu mais le récent échec 31-29 lors du derby de l’Occitanie a suffit à réveiller les fantômes !! Le MHB a ainsi perdu lors de ses quatre dernières escapades (sur 6 défaites au total en 41 affrontements) dans la ville rose à chaque fois en étant dominé dans l’intensité comme l’a encore déploré Valentin Porte… arrivé dans l’Hérault en provenance du Fenix Toulouse. Un échec des plus fâcheux dans le mano à mano à distance avec le « H ».
LIQUI MOLY STARLIGUE
Désireux de retrouver au plus vite une Ligue des Champions qu’il a très fortement marqué de son empreinte, le MHB d’Erick Mathé va devoir sans doute patienter une saison supplémentaire. S’ils ont géré de façon quasi parfaite leur parcours depuis le début de l’année civile (5/6 en European League, 2/2 en Coupe de France, 9/11 en Liqui Moly Starligue), Valentin Porte et ses coéquipiers, jamais ou presque au complet, ont abandonné des points très précieux face au « H » à l’Arena puis à Toulouse. Tant et si bien que leurs rivaux majeurs (du HBC Nantes) pour le second ticket en Ligue des Champions, sont en position très favorable avec un point d’avance et… un match en moins. Certes, le calendrier du « H » est coton mais il va falloir compter sur des faux-pas des représentants de la France au prochain Final Four à Cologne pour espérer, tout en réussissant un sans-faute lors de quatre affiches pas toutes si évidentes avec comme sommet, la venue du Paris SG le 31 mai. Alors bon, sauf miracle…
Le calendrier comparatif :
MHB – US Dunkerque (14/5), MHB – Paris SG HB (31/5), Usam Nîmes – MHB (3/6), Pays d’Aix UC – MHB (7/6).
HBC Nantes : Saint-Raphaël VHB – HBC Nantes (16/5, match en retard), Pays d’Aix UC – HBC Nantes (24/5), HBC Nantes – Cesson-Rennes (30/5), Chambéry – HBC Nantes (4/6 sous réserve), Tremblay – HBC Nantes (7/6)
Le classement : 1er Paris SG HB (49 pts, 26 matches joués) ; 2. HBC Nantes (44 pts, 25 M) ; 3. Montpellier HB (43 pts, 26 M) ; 4. Fenix Toulouse (32 pts, 26 M)…

L’EUROPE ET LE RÊVE D’UNE « PREMIERE »
Si le MHB n’est pas prêt d’être rattrapé avec ses deux sacres en Ligue des Champions, il a pour l’heure une belle carte à jouer en European League, épreuve désignée d’emblée comme l’une des priorités par Julien Deljarry et, compétition encore jamais remportée par un club tricolore, « propriété » de l’Allemagne (27 titres sur 43). Les 24-25 mai, ils y aura trois clubs… allemands à Hambourg, le THW Kiel (5e ex-aequo en Bundesliga) qui sera le premier adversaire en demi-finale, ainsi que Meslungen (1er ex-aequo) et Flensburg-Handewitt (5e ex-aequo) qui seront opposés dans l’autre demie. Finaliste en 2016 (battu par Pick Szeged) mais 4e (avec deux défaites difficiles à digérer !!) du Final Four 2023 disputé à Flensbourg, auteur d’un sans-faute dans le groupe B (6/6), concédant un unique échec à Güdme dans le groupe I lors du tour principal (33-27 au Danemark) conclu par un 5/6, victorieux à deux reprises d’un FC Porto plus coriace que prévu en quarts de finale (29-30 au Portugal, 35-32 à Montpellier), le MHB se présentera avec des chances légitimes à la Barclays Arena de Hambourg malgré ce statut « d’étranger seul au monde ».




























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